Foin & alimentation
Foins, granulés et compléments : qualité, prix au kilo, conservation.
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Le foin représente environ 80 % de ce que mange un cochon d’Inde, et il doit être disponible en permanence. Tout le reste, granulés compris, se règle autour de cette base. Un propriétaire qui achète un foin médiocre et des granulés haut de gamme a inversé les priorités et son budget.
Le foin, et ce qui distingue un bon lot
Regardez la couleur (vert clair à vert soutenu, pas jaune paille), l’odeur (sucrée, jamais de relent de moisi ou de cave), la proportion de tiges longues par rapport à la poussière au fond du sac. Un foin trop fin remplit le sac mais n’use pas les dents. Les foins de prairie de Bunny et les foins de montagne de JR Farm servent de références correctes dans le commerce. Le foin de Crau, seul foin français sous appellation protégée, se trouve aussi chez les revendeurs spécialisés et se compare très bien, à condition d’accepter le format en balle.
Le prix au kilo est le seul repère qui vaille. Un sachet de 500 g vendu en animalerie se paie couramment quatre à six fois le kilo d’une balle de 5 kg achetée en ligne ou chez un agriculteur. Sur un an, le passage du petit sachet au grand format représente souvent plus de 100 € d’écart pour deux cobayes. Le frein n’est pas financier, il est logistique : où stocker.
Granulés et vitamine C
Un bon granulé pour cobaye est monocomposant, en extrudés identiques, sans graines, sans flocons de maïs, sans morceaux colorés. Les mélanges multicolores encouragent le tri sélectif : l’animal picore le sucré et laisse la fibre. Bunny Cochon d’Inde Dream et JR Farm Grainless répondent au cahier des charges. La dose reste modeste, une cuillère à soupe par animal et par jour, le foin faisant le travail.
Point non négociable : le cochon d’Inde ne synthétise pas la vitamine C, il doit la recevoir chaque jour. L’acide ascorbique ajouté aux granulés se dégrade à la lumière et à l’air, un sac entamé depuis six mois n’en apporte plus grand chose. Poivron rouge, persil et fenouil frais couvrent les besoins de façon plus fiable qu’un supplément à diluer dans l’eau, qui altère le goût et fait boire moins.
Le hamster relève d’une autre logique : granivore et omnivore, il lui faut un mélange de graines varié, quelques protéines animales (vers de farine séchés, une à deux fois par semaine) et surtout de quoi cacher ses réserves.
Conservation
Le foin respire. Un sac plastique fermé hermétiquement dans un garage humide donne du foin moisi en quelques semaines, et une moisissure invisible suffit à déclencher des troubles respiratoires. Stockez en sac ouvert ou en caisse ajourée, au sec, hors sol, à l’abri de la lumière directe.
Une habitude simple, à prendre dès le premier achat : ouvrez le sac et plongez la main dedans avant de payer, quand le magasin le permet. Un foin qui pique, qui poudroie ou qui sent la cave se repère au toucher en trois secondes, alors qu’aucune étiquette ne le dira.